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Le site dédié a MARIE-GEORGE BUFFET
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a observé lundi que la gauche antilibérale "donne le tournis aux hommes et aux femmes de gauche" avec la multitude des candidatures annoncées.
"On a regardé avec sourire ce qui se passait au PS et on est en train de faire mieux au niveau du nombre de candidatures. Il faut se calmer", a estimé Mme Buffet sur RMC Info.
Elle a rappelé qu'"un échéancier avait été fixé" par la gauche radicale réunie dans les Collectifs : programme à la mi-octobre, ensuite discussion sur la candidature unitaire.
"Je me bats pour éviter qu'il y ait 25 candidatures à gauche", a-t-elle ajouté. Outre Mme Buffet, plusieurs personnalités ont fait des offres de service pour représenter la gauche de la gauche, notamment José Bové, Patrick Braouezec, Clémentine Autain et André Gérin.
Mme Buffet a indiqué aussi "se battre pour battre la droite". "Je ne veux pas que notre République soit dirigée par Nicolas Sarkozy", a-t-elle dit.
Elle a distingué "deux choses différentes" : "le rassemblement au second tour de la présidentielle et le gouvrnement".
Ainsi, si Ségolène Royal est présente au deuxième tour de la présidentielle, a-t-elle dit, "j'appellerai les hommes et les femmes de gauche à se rassembler pour battre la droite, sans conditions".
En revanche, "si elle forme un gouvernement sur une politique social-libérale, celle qu'elle prône aujourd'hui, je dirai que nous (le PCF) ne sommes pas pour aller dans ce gouvernement", a précisé la responsable communiste.
Mardi 12 septembre:
7h45: Invitée de Françoise Laborde dans « les 4 vérités » sur France 2
http://les-4-verites.france2.fr/?date=2006/09/12&id_article=524
Mercredi 13 septembre:
7h00: Invitée de Laurent Bazin dans « la Matinale » d'I>Télé.
18h30: Invitée de Michel Field dans « Oui Non » sur LCI
Jeudi 14 septembre:
18h00: Marie-George Buffet participera à l'inauguration de la Fête de l'Humanité sur le site de la fête, Parc départemental de la Courneuve (93)
Vendredi 15 septembre:
8h00: Invitée de Caroline Roux sur « la Matinale » de Canal+
13h00: Invitée du journal télévisé de France 2, en duplex de la Fête de l'Humanité
17h00: Invitée de l'émission consacrée à la fête de l'Humanité, sur France Bleu IDF
18h30: Marie-George Buffet participera à l'inauguration du stand des parlementaires et de l'ANECR (Association nationale des élus communistes et républicains)
19h30: Elle sera présente à l'inauguration des stands de sa circonscription: Stains et Blanc-Mesnil
19h40: Invitée du « 19/20 » sur France 3, en duplex de la fête de l'Humanité
20h0: Rencontre/ Débat sur la question du féminisme avec Marie-George Buffet et Gisèle Halimi, sur le stand de la fédération de Paris
Samedi 16 septembre:
11h00: Marie-George Buffet participera à l'inauguration du Village du Monde, puis des stands de la Palestine et du Liban
13h00: Invitée du Journal télévisé de TF1, en duplex de la fête de l'Humanité
14h00: Elle participera au club de la presse animé par Pierre Laurent, à l'Agora de l'Humanité face à 3 journalistes dont les noms vous seront communiqués ultérieurement
15h30: Réception des associations, syndicats, partis politiques et personnalités, au stand du Conseil National
Dimanche 17 septembre:
16h00: Meeting sur la grande scène de la fête de l'Humanité (diffusé simultanément sur I>Télé, LCI et BFM TV)
Suite à l'initiative de Lilian Thuram et de Patrick Vieira, d'inviter 70 personnes expulsées du squat de Cachan au match France – Italie de ce soir, ainsi qu'aux réactions d'hommes politiques de droite et d'extrême droite, Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF et ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports a déclaré :
Obligé de manoeuvrer en recul au printemps, Sarkozy reprend plus que jamais sa chasse aux enfants sans papiers scolarisés. Le rouleau compresseur des expulsions risque de faire beaucoup de chaises vides dans nos écoles.Discours, interventions, réactions, rendez-vous...
Toute l'actualité de Marie George Buffet.
Mes chers amis, mes chers camarades,
Votre présence ce soir dit toute l'amitié, tout le respect qui entourait Bernard.
Bernard était vendredi au pays Basque pour les cinquièmes éditions des « assises locales pour le logement » ; il y participait pour la troisième fois. Son intervention, nourrie des colères et espoirs des femmes et hommes privés d'un habitat digne, riche de son action et de propositions précises, ambitieuse pour assurer à chacun, chacune, le droit au logement, fut très appréciée par tous les participants, dans leur diversité.
Bernard comptait dans ce combat. Il était un militant du logement.
Ce fut là, dans l'action, quelques instants plus tard, qu'il fut foudroyé.
Nous pleurons Bernard.
Il est des injustices encore plus insupportables que d’autres.
Abattement, tristesse se conjuguent avec révolte et volonté de donner à voir, de donner suite, dans l'urgence, à tous ses combats. Oui, je crois que ce sont ces sentiments qui nous ont envahis vendredi soir, lorsque nous avons appris sa disparition.
J’aimerais ici dire, et je leur dirai mercredi, à Marie, sa compagne, à ses enfants, Adrien et Vincent, toute mon affectation, toute l'affection des camarades.
Mercredi, nous accompagnerons Bernard, avec les élus, les camarades, la population de Bobigny, avec des hommes et des femmes venus en nombre, pour le saluer.
Oui, ils et elles seront là nombreux, divers, car Bernard, trop tôt parti, a rayonné en se plaçant toujours au service du peuple, de la population de sa ville. Oui, ils et elles seront nombreux car Bernard dans chaque acte produisait du commun.
Lundi dernier, Bernard était dans ces lieux. Maire, président de l'ANECR, il assumait pleinement ses responsabilités à la direction du Parti. Lundi dernier, il nous parlait de la prochaine initiative qu'il allait lancer avec d'autres élus et militants à la fête de l'Humanité : « le bus pour le logement ». Déjà, il nous mobilisait en Seine-Saint-Denis pour les deuxièmes mardis du logement et du droit à l'habitat, le 5 septembre, devant la préfecture _ il avait prévenu le préfet début juillet : rendez-vous à la rentrée ! _ et il travaillait à la conférence de presse lançant la prochaine édition des Etats généraux.
Tout cela, nous allons le mettre en oeuvre aux côtés des associations avec lesquelles il aimait travailler. C'est un beau moyen de lui rendre hommage.
Oui, Bernard était ici lundi avec son sourire.
Ce sourire qui disait son bonheur : Marie, ses enfants.
Ce sourire qui disait son amour des autres.
Ce sourire qui disait sa confiance dans la portée de son engagement.
Ce sourire « effrontément populaire » qui ressemblait à Bobigny et qui rassemblait Bobigny.
« Effrontément populaire ». Il le fut en osant, certains s'en sont offusqués, avec l’œuvre de Di Rosa, une salle des mariages, une Marianne aussi belles que dérangeantes.
« Effrontément populaire », en osant, braver la loi lorsqu'elle portait atteinte à la dignité humaine.
Il fut ainsi le premier maire communiste à prendre un arrêté proscrivant, dans sa commune, toute expulsion locative. Il fut traîné, pour cela, devant les tribunaux de la République. Une République qui dut se trouver particulièrement honteuse à en être réduite à condamner un de ses meilleurs édiles. A condamner simplement un homme déterminé à dénoncer l'injustice. Ce combat, mené depuis avec d'autres élus permit d’affaiblir considérablement la crédibilité des maires des municipalités bourgeoises s’opposant à l’application de la règle des 20% de logements sociaux. On se souvient encore de son initiative, « un bus pour Neuilly », qui avait montré autant l’égoïsme des riches propriétaires que l’enthousiasme des citoyennes et citoyens à les bousculer.
Mercredi dernier, il était à Cachan, aux côtés des familles expulsées, dénonçant une fois encore le mal-logement et réclamant le droit à un habitat digne pour toutes et tous, un grand service public de l'habitat.
« Effrontément populaire », il refusait l'exploitation des hommes et des femmes, un monde dominé par les logiques capitalistes. Les salariés en lutte, les syndicalistes savaient pouvoir compter sur son intervention. Comme secrétaire fédéral du PCF d'abord, comme député ensuite, hier avec Eliane Assasi, sénatrice, il n'avait de cesse de porter leurs revendications et projets au plan national.
« Effrontément populaire » encore, aux côtés des élèves menacés d'expulsion, combattant infatigable contre tous les racismes.
Bernard, toujours avec la même simplicité, le même humanisme, le même bonheur d'agir était ainsi de tous les combats contre toutes les formes de domination et de discrimination qui blessent l'individu. Cet engagement communiste, il le nourrissait de son enracinement populaire, de sa soif d'un avenir meilleur, de sa tendresse et de sa lucidité sur le passé des combats ouvriers.
La clarté de ses objectifs, sa capacité à innover, son respect des autres, faisait de lui un rassembleur.
C’est en enfant de la Seine-Saint-Denis, en fils de Bobigny, qu’il avait adhéré, à 19 ans, à la jeunesse communiste, dont il était devenu un dirigeant. Ce département populaire, il l’aimait au plus profond. Il l’avait servi comme militant et comme secrétaire fédéral, responsabilité dans laquelle ses qualités humaines, ses qualités intellectuelles, ont marqué. Sa démarche, ses convictions, firent que ses camarades, les communistes, le choisirent comme un de leurs principaux dirigeants. Il était aussi, comme président des élus communistes et républicains, au service de tous les élus progressistes.
Maire de Bobigny, succédant à Georges Valbon, il avait conduit toute son action afin que les Balbyniennes et les Balbyniens puissent avoir la maîtrise directe de la gestion de leur ville et que rien ne puisse leur aliéner ce droit démocratique. Il était un précurseur. Bernard avait ainsi lancé, en 2001, une grande consultation pour construire une ville belle, solidaire, une ville partagée.
Les Balbyniens et les Balbyniennes avaient participé, avec leur vécu, leur intelligence, leur sensibilité. Bernard avait voulu qu’ils soient co-inventeurs de leur ville.
Et beaucoup l’avaient été, travaillent à concrétiser leurs rêves respectifs.
Sa ville, multicolore, terre d’accueil et d’échanges, il a toujours voulu qu'elle soit présente dans la même diversité à travers ses élus, jusqu'au Conseil général avec Abdel Sadi. Il ne l’a jamais pensée en vase clos. En travaillant cette citoyenneté locale, il travaillait aussi le rapport entre ses administrés et le monde. Il était très impliqué dans la construction, au niveau mondial, d’alternatives au règne sans partage de valeurs marchandes. Sa proximité avec le mouvement altermondialiste était connue. Il avait développé une forte coopération décentralisée.
Bobigny fut une des trois municipalités franciliennes à accueillir, en 2003, le forum social européen.
Ce respect de la parole populaire, il l’avait encore démontré en concrétisant, à Bobigny, une proposition de loi rédigée pour le Parlement des enfants, par une des classes de sa ville. Les enfants avaient souhaité qu’une infirmière officie dans chaque école du pays. A l'Assemblée nationale, il fut d'ailleurs souvent identifié comme le député des droits des enfants.
A une époque où la jeunesse, notamment celle qui grandit dans nos banlieues, est en permanence stigmatisée, décrite comme menaçante, violente, dangereuse, Bernard avait pris le parti des jeunes. Il les aidait à donner sens à leur révolte et à leur vie, à comprendre cette société dans laquelle ils se sentent, souvent légitimement, exclus. Il cherchait, toujours, à construire avec eux. Il ne lâchait jamais prise, car il ne pouvait accepter que notre société n'offre pas d’avenir à sa jeunesse.
C’est probablement ce parti pris des jeunes qui fit naître les violentes campagnes que lui et Catherine Peyge, sa première adjointe, subirent à propos de ce CD produit par des jeunes rappeurs de Bobigny. Certains à droite allèrent jusqu'à demander sa destitution. Bernard aurait pu se désolidariser, plier. Qui ne l'aurait compris ? Mais il m'en informa d'ailleurs quelques heures avant, ils décidèrent, Catherine et lui, de s'afficher aux côtés des jeunes, partageant leurs colères, parfois débordantes, parfois choquantes. Ce jour là, nous avons été nombreux à être fiers d'être du même combat, du même parti que « Bibir ».
On retiendra aussi, à tes côtés Marie, ses convictions féministes qu'il traduisit par de nombreuses initiatives, comme l'accueil de la Marche mondiale des femmes.
Cette capacité à porter les valeurs progressistes, quels que soient les contre-courants, il avait su la déployer à l'Assemblée nationale, de 1997 à 2002, comme suppléant de Jean-Claude Gayssot. Bernard fut un des députés qui batailla pour la création du PACS. Très tôt, il porta l'exigence du droit des vote des résidents étrangers.
En déposant deux propositions de loi, l’une tendant à perpétuer le souvenir du drame de l'esclavage et l’autre relative à la célébration de l'abolition de l'esclavage en France, Bernard eut une influence décisive pour faire reconnaître l’esclavage comme crime contre l‘humanité et établir un véritable devoir de mémoire.
On retiendra aussi son engagement contre la peine de mort et pour la libération de Mumia Abu Jamal, un engagement témoignant de cet humanisme chevillé au corps et de cette véritable passion pour le genre humain. Permettez-moi, de le lire, de vous lire ce qu’il écrivait, dans l’Humanité, en 2001, et qui lui ressemble tant : « Car la peine de mort n’est pas seulement une atteinte aux droits humains, c’est aussi une atteinte à l’humanité tout entière. Ce n’est pas seulement la privation d’une vie, c’est le désespoir d’une société. Un suicide moral. Un renoncement. Exécuter, ce n’est pas seulement éliminer un homme, c’est également éliminer des possibles.
Évacuer des consciences l’idée même que la vie est un parcours, l’idée même que chacun peut, à force de volonté et de dialogue, rendre son avenir - l’avenir collectif - meilleur. » Bernard, c’était aussi cela : cette aversion pour le renoncement, cette foi, irrépressible, en un autre avenir.
La disparition de Bernard est une perte immense, pour sa famille, pour la population de sa ville, pour tous les communistes et toutes celles et tous ceux qui se battent aujourd’hui pour rompre avec ce système et ouvrir, enfin, les voies du changement.
Bernard ne sera donc pas à nos côtés pour tous les combats, décisifs, qui s’annoncent. Mais je sais que son action, ses réflexions, nous accompagneront et nous aideront, encore, jusqu’au bout, à servir ce pourquoi il s’est toujours battu.
Bernard, ta générosité, ton dynamisme, tes révoltes, vont nous manquer. Mais il suffira de nous rappeler ton sourire, en cette fin d'août, tes paroles, tes projets, pour continuer sur ton chemin.
Marie-George Buffet, le 28 août 2006
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